Les moyens pour la rentrée 2026 : CSA du 26 janvier 2026

Le CSA ministériel du 26 janvier était consacré à la préparation de la rentrée scolaire 2026. C’est à cette occasion que le ministère a annoncé le volume prévisionnel des suppressions et des créations de postes académie par académie, dans le 1er degré et dans le 2d degré. Cette répartition reste conditionnée à l’adoption effective du budget.
Même si le ministère se défend d’avoir strictement suivi la baisse démographique, il n’en demeure pas moins qu’il est à l’heure actuelle prévu de supprimer 4032 postes dans l’enseignement public à la rentrée 2026. Le prétexte est une nouvelle fois la démographie mais, plutôt que de profiter de cette baisse globale du nombre d’élèves pour réduire la taille des classes et améliorer les conditions d’enseignement, le gouvernement ne fait rien pour endiguer la dégradation du service public d’éducation et se refuse à toute politique ambitieuse de lutte contre les inégalités sociales et scolaires.
Dans le premier degré, le ministère prévoit une baisse de 2% du nombre d’élèves et cela justifie, aux yeux de l’administration, un retrait de 2229 emplois, encore plus que ce qui était initialement prévu. Dans le second degré, la baisse démographique est moins marquée mais ce sont 1803 emplois qui seront potentiellement supprimés.
À rebours de ces annonces, nous attendons qu’enfin le budget de l’éducation nationale nous permette de fonctionner, et d’accueillir correctement l’ensemble des élèves. L’enjeu pour SUD éducation n’est pas seulement d’éviter des suppressions de postes mais de gagner des moyens pour augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail et créer des postes.
Dans le premier degré
Le ministère prévoit de nouveau une baisse de 2% du nombre d’élèves dans le 1er degré à la rentré 2026 et cela justifie, aux yeux de l’administration, un retrait de 2229 emplois, encore plus que ce qui était initialement prévu.
Dans le second degré
Dans le second degré, la baisse démographique attendue est inférieure à 1% et ce sont 1803 emplois qui seront potentiellement supprimés.


