Tract commun Sud éducation 78 / CNT éducation 78

Unis dans la rue, unis dans la grève ! 10 mars : début d’une lutte prolongée...

Loi d’Orientation : Loi de régression, loi de sélection, loi de régression

Lycéens, parents, personnels, tous les acteurs de l’éducation ont démontré depuis plusieurs mois une forte combativité par une multiplication de conflits locaux et nationaux.

La loi Fillon, imposée dans l’urgence et par la force, constitue une nouvelle attaque contre le service public d’éducation.

Loi Fillon = loi de restriction. Les premiers effets de cette éducation bradée au profit du patronat se font déjà sentir. Après des années de restriction, de fermetures de classes ou de filières, le gouvernement réussit encore à battre des records dans les suppressions de postes ! Et s’il est bien un domaine où l’on pourrait faire des économies - le financement public de l’enseignement privé patronal ou religieux - ce n’est pas dans les projets du gouvernement...

Loi Fillon = loi de régression. Note de vie scolaire, punitions collectives, éducation du fait religieux, redoublements encouragés, enseignement obligatoire de la Marseillaise en classe, la politique Fillon s’appuie sur une régression généralisée par rapport à une pédagogie ambitieuse au service d’une éducation émancipatrice.

Loi Fillon = loi de sélection. Loi du fric, ségrégation sociale, orientation précoce, remise en cause de la maternelle... autant de mesures, avouées ou masquées, qui viendront renforcer au sein du service public l’existence d’une école pour les riches et d’une école pour les pauvres.

Et pendant ce temps, la décentralisation des personnels TOS promet d’agraver leurs conditions de travail déjà difficiles, et d’augmenter la sous-traitance privée au détriment des salariés et des usagers.

Public, privé, ensemble dans la rue et dans la grève !

Les projets de démolition sociale touchent l’ensemble des travailleurs : plans de licenciements, intérims et CDD se sont multipliés dans le privé, privatisation rampante des services publics avec un développement effréné de la précarité qui vise à la disparition des emplois statutaires. à ceci il faut ajouter l’ensemble des régressions sociales depuis trois ans : retraites des fonctionnaires détériorées, sur le modèle du privé, avec une aggravation pour tous à 42 annuités d’ici 15 ans, casse de l’assurance maladie (augmentation du forfait hospitalier, déremboursement de médicaments, 1 € non remboursé par consultation ...) sans oublier le racket patronal avec un jour de travail en plus par an (solidarité personnes âgées !!!). Toutes ces attaques sont mises en cohérence dans le projet de refondation sociale du MEDEF, traduit par le plan de cohésion social du gouvernement voté et budgétisé jusqu’en 2009. Celle-ci va permettre de flexibiliser et de précariser un peu plus les personnels tout en augmentant pour la population les inégalités scolaires, sociales et territoriales.

Sud 78 et la CNT 78 appellent l’ensemble des personnels à rejoindre les AG d’établissements ou de secteurs pour discuter de la reconduction de la grève jusqu’au retrait du plan Fillon.

Il nous paraît aussi nécessaire de réanimer tous les instruments de luttes démocratiques (coordinations, collectifs...) qui avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du printemps 2003.

- Parce que malgré une reculade sur le bac, le projet de régression scolaire Fillon n’est ni amendable ni négociable et doit être retiré !

- Parce que nous condamnons tout autant le budget de l’E.N pour 2005-06 qui organise l’asphyxie du service public d’éducation.

- Parce que le temps de travail doit être réellement réduit pour titulariser tous les précaires !

- Parce que la casse du Code du travail n’est pas acceptable !

- Parce que l’austérité salariale n’est pas tolérable alors qu’une minorité profite !

- Parce que les services publics doivent être non-marchands et gérés par et pour tous !

Ces axes de luttes transversaux peuvent être des traits d’union avec les autres secteurs du public comme du privé qui choisiraient de s’engager à élargir la grève au lendemain du 10/03. Et si ensemble on osait aller plus loin ?
Un départ en car pour la manif parisienne est prévu au départ de Mantes, rendez-vous à 12h30 sur le parking de Saint-Ex.