Communiqué fédéral

Tous en grève à partir du 15 mai

MANIFESTATION 14H30 PLACE D’ITALIE

RDV
- Sud lycéen, Sud étudiant, Sud éducation Île-de-France au métro Campo-Formio dans le cortège Solidaires (attention départ rapide possible !) ;
- AG parisienne à 10h à la Bourse du Travail (M° République) ;
- AG régionale après la manif à la Bourse du Travail pour décider ensemble la reconduction de la grève.

Appel fédéral - 15 mai 2008
Tract Sud Education / Lycéens / Etudiants IDF

Non ! La suppression de 11200 postes dans l’éducation nationale n’est pas due à une baisse d’effectifs dans les écoles, les collèges et les lycées ! C’est une décision prise pour faire des économies sur le budget de l’état et mieux répondre aux directives européennes. Ces mesures drastiques ont de graves conséquences à la fois pour les enseignants et personnels des établissements mais également pour les élèves touchés de plein fouet :
- Fermeture de classes dans le primaire et le secondaire
- Augmentation du nombre d’élèves par classe
- Suppression des BEP et d’une année d’études pour les élèves des lycées professionnels
- Suppression des dédoublements de classes
- Suppression d’options et d’enseignements
- De nombreux remplacements non assurés par manque d’enseignants
- Les différentes propositions de réforme de l’éducation sonnent le glas de l’éducation nationale :
- Des nouveaux programmes dans le premier degré qui remettent en cause une pédagogie critique
- La suppression de la carte scolaire qui va toucher les établissements des quartiers populaires, déjà en grand manque de moyens
- Une plus grande autonomie et une mise en concurrence des établissements. Que vont devenir les programmes nationaux et les diplômes ?
- Un financement au mérite qui renforce les inégalités entre établissements
- Une privatisation de l’éducation nationale par un désengagement financier de l’état
- La liquidation du statut de la fonction publique dans l’éducation

Toutes ces attaques sont la continuité d’une casse globale du service public d’enseignement, d’une sélection dans les lycées et à l’entrée des universités, déjà amorcée avec la Loi d’autonomie des Universités. Au delà, c’est une nouvelle offensive contre le monde du travail (baisse du pouvoir d’achat, casse des retraites, de la couverture maladie, du droit du travail...)

Le 15 mai, la fédération SUD éducation appelle à la grève unitaire dans l’éducation nationale. Elle se félicite de l’extension de l’appel à la fonction publique par certaines organisations dont Solidaires. C’est en effet toute la fonction publique qui est touchée dans le cadre de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) et du livre blanc (plan social de 200 000 suppressions de postes, casse des statuts, mise en concurrence...)

Mais une nouvelle journée ne suffira pas. La fédération SUD éducation et Solidaires appellent à construire la reconduction de la grève au lendemain du 15 mai sur la base des revendications des personnels, des lyceenNEs, des étudiantEs et des fonctionnaires.

Nous exigeons :

- La création de tous les postes nécessaires dans le 1er degré et le 2nd degré et à l’université (profs, vie scolaire, orientation, médicaux, sociaux, TOS, remplacement, renforcement des moyens des RASED...).
- La limitation des effectifs par classe, les possibilités de dédoublements et de travail en petits groupes d’élèves.
- La titularisation sans condition de nationalité ni de diplôme de tous les personnels précaires.
- L’abandon des réformes en cours dans la fonction publique, et le retrait des rapports qui les préparent.
- L’arrêt immédiat de tous les processus centralisés de fichages informatiques des élèves.
- Le maintien de tous les personnels de l’éducation nationale dans la fonction publique d’Etat.
- Dans l’ensemble de la fonction publique, une augmentation uniforme des salaires, 300 euros pour tous.