Refus des heures sup

Dans un contexte de chômage massif, le ministère de l’Education nationale continue les suppressions de postes (16 000 encore à la rentrée prochaine, 60 000 en 4 ans, entraînant ainsi l’augmentation du nombre d’élèves par classe) et ne cesse d’augmenter le pourcentage d’heures supplémentaires dans les DGH. Ce choix n’est pas sans conséquences.

Les heures supplémentaires ...

… aggravent le chômage des jeunes.
60 000 postes en moins, c’est autant de chômeurs en plus. Les jeunes qui préparent le concours voient tous les ans le nombre de postes ouverts fondre.

… contribuent à la dégradation des conditions de travail des enseignants
Des enseignants en poste fixe depuis plusieurs années se voient obligés de muter ou de partager leur service sur plusieurs établissements en raison de la transformation des heures postes
en heures supplémentaires.

… légitiment l’idée que les enseignants pourraient travailler davantage
Non seulement notre temps de travail n’a jamais été revu à la baisse, mais au contraire notre charge de travail augmente : classes plus nombreuses, évaluation des compétences, mise en place du B2I... Tout cela, bien sûr, sans heures de concertation intégrées à l’emploi du temps.

Nous sommes en droit de les refuser au-delà d’1 heure, alors…
…refusons dès maintenant et collectivement
les heures supplémentaires
dans nos établissements
pour un service public d’éducation de qualité