proposition de version amendée par le 78

Profession de foi CAPA 2005

Un syndicalisme de lutte

PARCE QUE NOUS REFUSONS LA PRECARITE
SUD Education a lutté contre la suppression du statut des MI-SE et la création du statut au rabais d’assistants d’éducation. Sur le terrain, nous combattons la précarisation des personnels.

PARCE QUE NOUS NOUS OPPOSONS AU DEMANTELEMENT DE LA PROTECTION SOCIALE SOLIDAIRE ET DES SERVICES PUBLICS
Sud Education s’est fortement investi en 2003 dans la grève reconductible contre la réforme du système des retraites (qui appauvrit les futurs retraités) et la décentralisation (qui fragilise les statuts et développe les inégalités entre personnels).
Nous avons également lutté en 2004 au travers de nombreux collectifs locaux contre la réforme de la sécurité sociale, qui pénalise les plus pauvres.

PARCE QUE NOUS REFUSONS L’ECLATEMENT DES PERSONNELS DE L’EDUCATION NATIONALE ET LES INEGALITES DE TRAITEMENT SUR LE TERRITOIRE
Nous sommes engagés de manière interprofesionnelle et intercatégorielle aux côtés des ATOS/TOS contre la décentralisation, qui menace aussi les professeurs des écoles.

PARCE QUE NOUS VOULONS UNE ECOLE EGALITAIRE ET AMBITIEUSE
Sud éducation s’est battu contre la politique régressive des lois Fillon, aux côtés des lycéens, et n’a de cesse de se mobiliser contre les fermetures de classes, les suppressions de postes et la politique libérale.

Lycées, collèges : ce que nous refusons

-  L’instauration d’un enseignement à deux vitesses et le formatage des élèves au service des entreprises (socle des fondamentaux, note de comportement...).
-  Le remplacement obligatoire des absences de courte durée par les collègues en place et la transformation de notre mission d’enseignement en mission de surveillance.

-  L’infantilisation hiérarchique en transformant le chef d’établissement en chef d’entreprise comme la mise en place de l’évaluation-notation pour les ATOS et bientôt pour les enseignants, le recrutement des personnels par les chefs d’établissement (vacataires, assistants d’éducation, assistants pédagogiques), les nouvelles règles d’accès à la hors-classe qui seront du bon vouloir de l’administration.

-  L’invasion du sécuritaire : vidéo-surveillance, fichage des élèves, policiers référents, adultes-relais payés par le ministère de l’Intérieur, autant de moyens répressifs destinés à pallier le recul des moyens éducatifs.

-  La présence de plus en plus forte des collectivités territoriales et des entreprises dans les établissements (sous-traitance de la restauration scolaire et de l’entretien des locaux, publicités déguisées...).

Lycées, collèges : ce que nous exigeons...

-  L’augmentation des places au concours et la titularisation des précaires en place ce qui doit permettre de ne plus jamais recourir à la précarité.

-  Les remplacements doivent être assurés par des personnels au statut adapté, formés spécialement (TZR). Leur nombre doit donc être accru pour répondre aux besoins.

-  L’augmentation des DGH doit permettre de diminuer nettement les effectifs par classe afin de permettre un enseignement égalitaire de qualité. Les dédoublements en petits groupes (en langues notamment) doivent être des outils pédagogiques effectifs, non des effets d’annonce mensongers comme c’est le cas actuellement.

-  Il faut valoriser et favoriser l’initiative et la créativité pédagogiques, au service notamment d’une promotion sociale des classes populaires, au lieu d’infantiliser les professeurs en accroissant la domination hiérarchique.

SUD EDUCATION

Un syndicalisme alternatif, non hiérarchique, intercatégoriel, de lutte de terrain

POUR UNE AUTRE ECOLE, POUR UNE AUTRE SOCIETE