Une réforme contraire à l’intérêt des élèves et du service public

NON A LA SUPPRESSION DES BEP On pourrait atteindre 25% de postes de PLP en moins à la rentrée 2009

Ensemble, refusons la mise à la marge des élèves en difficulté et leur orientation par défaut vers l’apprentissage, et défendons un enseignement professionnel de qualité permettant la réussite et l’épanouissement de tous les élèves :
- une vraie formation professionnalisante de niveau V de type BEP, comprenant une aide aux élèves en difficulté
- l’équilibre entre formation générale et formation professionnelle
- un véritable statut scolaire pour tous avec rémunération des stages en entreprise

Tract BEP —> Bac Pro 3 ans

Sans la moindre concertation préalable, le ministère Darcos a décidé de refondre entièrement les filières d’enseignement professionnel. Aux deux années de BEP suivies des deux années de bac professionnel qui ont cours actuellement, il veut substituer des filières de bac professionnel en trois ans, en contradiction avec toutes les conclusions d’un rapport de l’Inspection Générale de l’Education Nationale de 2005.

La réforme annoncée :
- Suppression des formations BEP achevée en 2009
- Regroupement de filières par corps de métiers(= réduction de l’offre de formation)
- Mise en place généralisée du Bac pro en 3 ans
(= Une sélection plus grande, qui pèsera sur les élèves en difficulté : aux meilleurs les Bac pro, aux autres les CAP à vocation d’insertion professionnelle immédiate !)

Il est urgent de réagir !

Cette réforme n’a aucune justification pédagogique

En diminuant le parcours scolaire d’un an, elle dégrade la qualité de la formation générale et professionnelle dispensée et les possibilités, pour les jeunes, d’une insertion professionnelle.

En supprimant les filières de BEP, elle exclut les élèves les plus en difficulté : que vont devenir ceux qui, aujourd’hui, parviennent tout juste à obtenir leur BEP ?

La certification reçue au bout de la deuxième année de bac professionnel, telle que la prévoit le ministère, ne vaudra rien sur le marché du travail : elle ne correspond à aucun référentiel ayant pris en compte les besoins des jeunes pour une insertion professionnelle.

Cette réforme créera dans le second degré un système encore plus sélectif qu’il n’est actuellement : aux uns les CAP d’insertion et les sections d’apprentissage strictement calibrés sur les besoins du patronat local, aux autres les sections professionnelles amputées d’un an.

Un seul but : la réduction du nombre de fonctionnaires

Cette réforme de l’enseignement professionnel n’est qu’un élément d’une restructuration d’ampleur de l’enseignement dans le second degré. Les filières technologiques et générales suivront.

L’objectif final est clair : moins de formation, moins de choix d’orientation, moins d’heures d’enseignement et donc ... moins d’enseignants.

A l’horizon 2009, ce ne seront pas moins de 25% des postes d’enseignants en section professionnelle qui pourraient disparaître. Déjà, les rectorats travaillent à supprimer les premières années de BEP pour la rentrée 2008.

Ne nous laissons pas prendre de vitesse !