Mardi 9 octobre : grève pour une autre industrie

Le 9 octobre 2012, la CGT appelle à une journée de grève et de manifestations régionales dans l’Industrie. L’Union syndicale Solidaires Industrie a décidé de s’associer à cet appel sur ses propres mots d’ordres  : pour une autre industrie, réduction du temps de travail, créations d’emplois, droit de véto des CE sur les licenciements… et sans rien attendre du patronat comme des gesticulations de Montebourg.

Il s’agit bien aujourd’hui de poser la question d’un mouvement d’ensemble qui refuse l’austérité, la précarité, et revendique des droits nouveaux pour les salarié-es. Et les personnels de l’Éducation nationale sont également concernés par ces enjeux. Ainsi les nouveaux emplois d’avenir professeur, qui trouveront bien des candidats parmi les étudiants les plus modestes, sont des emplois précaires en CUI loin de s’inscrire dans une politique ambitieuse de recrutement de fonctionnaires à la hauteur des besoins. Ainsi la loi Sauvadet de « résorption de la précarité dans la fonction publique » n’est pas la titularisation sans conditions de toutes les précaires, sans condition de concours ni discrimination de nationalité, seule solution pour mettre un terme à la précarité galopante dans l’éducation. Et bien d’autres exemples pour-raient être détaillés… C’est en ce sens que SUD Éducation a invité les autres fédérations de l’Éducation nationale à se réunir pour élaborer une plateforme de revendications.

Par ailleurs, SUD éducation regrette que La CGT ait pris l’initiative d’appeler à une journée d’action, sans toutefois créer les conditions d’une mobilisation d’ampleur, qui supposait un appel à une grève d’ensemble et une construction avec d’autres. Pour autant, dans de nombreuses localités, notamment celles touchées par les fermetures d’usines, il est de notre responsabilité de donner la possibilité aux syndicats et aux personnels de l’éducation qui le souhaitent de se joindre aux manifestations et aux grèves.

La Fédération SUD Éducation a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale et affirme la nécessité de construire un mouvement inter-professionnel, seul à même d’imposer des alternatives à l’austérité.

Communiqu fdral 9 octobre