Communiqué du comité de soutien de Roland Veuillet

La grève de la faim est terminée, mais Robien a tombé le masque, et la lutte continue

Nous avons appris que Roland Veuillet avait terminé sa grève de la faim au matin du 57e jour car il se trouvait dans un état d’affaiblissement extrême. Cette décision personnelle est celle de la raison, face à la folie de Gilles de Robien. Ce ministre est en effet capable de laisser mourir un Homme, fonctionnaire du ministère dont il a la charge, pour éviter d’avoir à assumer les bas agissements qui ont eu lieu au lycée Dhuoda (faux en écriture du proviseur De Haro, couvert par le recteur Marois). Gilles de Robien ne sort pas gagnant du bras de fer de la grève de la faim : nous sommes des millions, maintenant, à connaître son vrai visage, celui de l’inhumanité et du mépris. Son attitude est absolument indigne de la fonction qu’il occupe.

Nous manifestons notre inquiétude au sujet de la santé de Roland Veuillet, qui reste très délicate, lors de cette phase de réalimentation progressive. Nous avons respecté le choix de Roland Veuillet d’entamer cette grève de la faim. Nous respectons aujourd’hui son choix de l’arrêter. Le comité de soutien oeuvre depuis 2004 à la satisfaction des revendications de Roland Veuillet, et il continuera sa lutte tant qu’il le faudra.

Des procédures juridiques ont été engagées avec des avocats en vue d’un dépôt de plainte avec constitution partie civile en début de semaine prochaine. Nous rappelons qu’entre le mercredi 13 février et le jeudi 14 février, Roland a été hospitalisé d’office, contre sa volonté, à l’hôpital psychiatrique du Vinatier, alors qu’il ne souffrait d’aucun trouble mental. Cette pratique, digne des pires régimes, ne pourra rester impunie.

La lutte de Roland ne s’arrêtera pas aujourd’hui, bien au contraire, les mobilisations se poursuivent, les soutiens à Roland se multiplient. Ils vont d’Olivier Besancenot (LCR) à Jean LASSALLE (député UDF) en passant par Mouloud AOUNIT (militant des droits de l’Homme), José BOVÉ et bien d’autres. Ainsi une manifestation aura lieu demain lors de la venue de Robien à Marseille. Sur Lyon des actions et un rassemblement auront lieu lors du dépôt de plainte.

Pour ne pas être totalement discrédité, Robien doit répondre positivement à la demande de Roland Veuillet : une véritable enquête administrative contradictoire avec procès verbaux des auditions, doit être ordonnée. Il doit également écouter la demande de l’intersyndicale qui réclame que l’avis du Conseil Supérieur de la Fonction Publique soit appliqué, et donc que toute forme de sanction à l’encontre de Roland Veuillet soit annulée.

S’il persistait dans son refus, tout le pays saurait, grâce à Roland Veuillet, ce que cache cette obstination : son choix de sacrifier un militant syndical intègre pour mieux protéger une hiérarchie coupable.

Le comité de soutien