L’histoire de SUD Éducation

Les origines

Le mouvement social de décembre 1995 et les carences des organisations syndicales en place ont fait apparaître la nécessité de créer un outil syndical pour répondre à l’attente des personnels en lutte. A cette occasion, des militant-e-s de différents syndicats de l’éducation nationale, depuis longtemps oppositionnel-le-s dans
leur organisation, ou plus récemment déçu-e-s par les orientations et pratiques de celles-ci, se sont retrouvé-e-s dans la lutte avec des collègues qui, pour les mêmes raisons, n’étaient pas ou plus syndiqué-e-s.

Dans d’autres secteurs professionnels ( SNCF, en janvier 1996) des syndicats reprenaient à leur compte le sigle SUD
inauguré par SUD-PTT en 1989 : « Solidaires, Unitaires, Démocratiques ». Après quelques mois de réflexion et de discussions, SUD Education s’est constitué...

En mai 1996, les statuts provisoires d’un syndicat national sont déposés à Paris. Ainsi, au printemps 96, SUD Education
apparaît à Toulouse, en Saône et Loire, dans l’Aisne, à Lyon, à Créteil, en Mayenne, à Montpellier, et les réunions se multiplient

Dans les Yvelines

Dans le 78, les statuts de SUD Education Yvelines sont déposés en mars 1999. Les dernières élections professionnelles de 2002 permettent d’asseoir la représentativité de SUD Education dans le département ; au début du grand mouvement de grèves de mai-juin 2003, SUD Education 78 met en place son propre site internet et les multiples AG, réunions, manifestations et actions diverses permettent de nombreuses rencontres et contacts permettant d’élargir la base des adhérents et sympathisants. Un Congrès départemental s’est tenu à Vernouillet en 2003 et à Verneuil en 2006. Le prochain Congrès aura lieu à Limay en octobre 2009.

Les orientations de congrès

Au premier congrès national, qui s’est tenu à Lyon du 28 mai au 1er juin 1998, les vingt-cinq syndicats locaux constitués (ils étaient cinquante-huit en 2003) ont adopté les statuts de la Fédération des syndicats SUD Education. La forme fédérale a été préférée à celle d’un syndicat national (type SNES ou SNUIPP) qui aurait laissé trop peu d’initiative et de responsabilités aux structures locales, ainsi qu’à celle d’une simple union de syndicats entièrement autonomes qui n’aurait guère été propice à la
cohérence des positions et apparitions de SUD Education au plan national, face au ministère, aux personnels et aux autres syndicats. En rupture toujours avec les traditions de corporatisme dans l’éducation, c’est le choix d’un syndicat général, syndiquant tous les personnels, qui a été fait.

Ces choix n’ont pas été remis en cause par le deuxième congrès national (devenu congrès fédéral, à Roubaix, en décembre 2000).

Le troisième congrès, prévu initialement en mai 2003, a été repoussé en novembre, à Lorient, et le quatrième Congrès s’est tenu à Clermont-Ferrand en 2006. Au printemps 2009, le cinquième Congrès s’est tenu à Cherbourg. Pour plus d’informations, voir le site fédéral de Sud éducation.