Communiqués fédération Sud éducation et U.S. Solidaires

Grève unitaire de la fonction publique (20/01/05)

La manifestation partira à 14h de République pour aller à Saint Augustin par les Grands Boulevards. Ordre du cortège : CGT-FO-CFDT-CFTC-UNSA-Solidaires-FSU + cortège intersyndical éducation-autres secteurs avec intersyndicale (santé, Culture ?) ; Rendez-vous Solidaires : Place de la République entre rue du Faubourg du Temple et avenue de la République (vers Go Sport) ; Banderole de tête : "Augmenter les salaires ! Pour un service public de qualité !"

Fédération Sud éducation - Saint Denis, le 6 janvier 2005

François Fillon va présenter au conseil des ministres du 12 janvier la loi d’orientation sur l’école, rejetée le 16 décembre par le Conseil Supérieur de l’Education et le 20 par le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Sud Education soutiendra toutes les actions qui s’y opposeront ce jour-là et dans toute la période de lutte qui s’ouvre. Un préavis de grève est déposé.

Notre opposition à ce projet de loi est totale. Il est issu du rapport Thélot que nous rejetons, lui-même faisant suite à la mascarade du « grand débat » que nous avions dénoncée en son temps, opération de propagande après les luttes menées contre les lois sur la décentralisation et les retraites.

Ce projet s’inscrit dans la logique de fragilisation des services publics déjà largement engagée au niveau gouvernemental par la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) et la loi de décentralisation. Il n’a pas plus d’ambition que le projet de budget qui l’accompagne. Il ne répond à aucune des revendications exprimées lors des luttes des personnels au cours de ces dernières années. Par contre il met en pratique les aspirations du MEDEF : ce sont les besoins de l’économie libérale qui vont dicter l’orientation et la formation. Dans un contexte de destruction du droit du travail, il s’agit de fournir une main d’œuvre docile, mobile, prête à l’emploi... De plus l’orientation précoce justifiée par la croyance en des « aptitudes » et autres « talents » naturels, illustre la logique de ségrégation sociale de ce texte.

Ce projet s’insère dans un arsenal déjà déployé dans le cadre des projets européens visant la casse des services publics réduits pour l’avenir en terme de « missions d’intérêt général ». La lutte est donc plus que jamais à l’ordre du jour.

Une autre société, une autre école !

La date du 20 janvier choisie par cinq fédérations de l’éducation sans consulter les autres, permet toutefois de retrouver dans la lutte toute la fonction publique pour exiger des négociations salariales. Nous serons donc aux côtés des autres syndicats de l’union syndicale Solidaires dans cette lutte. Nous revendiquons une augmentation uniforme pour tous et une revalorisation immédiate des bas salaires et des pensions.

La fédération Sud éducation participera donc à la grève le 20 janvier et appellera à la tenue d’assemblées générales intercatégorielles et interprofessionnelles afin que les salariés en lutte puissent décider dans l’unité des suites à donner à cette journée.


Communiqué Solidaires :

Salaires Fonction publique : toutes et tous en grève le
20 janvier 2005 !

Les propositions de Renaud Dutreil - augmentation de 0,5% au 1er février et de 0,5% au 1er novembre - sont totalement inacceptables : elles entérinent la perte de pouvoir d’achat subie ces dernières années et ne répondent même pas aux prévisions d’inflation de 2005 ainsi qu’aux nouveaux prélèvements qui vont intervenir au 1er janvier.

Le gouvernement affiche ainsi son mépris envers les personnels des fonctions publiques qui supportent depuis des années des "réformes" de structures, prétextes à des suppressions d’emplois massives.

Face à cela, seule l’action des personnels pourra faire reculer le gouvernement.

L’Union syndicale Solidaires s’inscrit dans l’appel lancé par les organisations syndicales de fonctionnaires et appelle les personnels des trois fonctions publiques à faire grève le jeudi 20 janvier pour :
- le rattrapage immédiat des pertes de pouvoir d’achat,
- la compensation des nouveaux prélèvements,
- une reconnaissance financière des qualifications acquises,
- des mesures immédiates pour les bas salaires et les pensionnés.

Cette mobilisation doit être préparée dans l’unité, nationalement et localement, pour être la plus massive possible.

Parallèlement, deux autres secteurs publics ont lancé des appels à la grève dans cette même période :
- le 18 janvier à La Poste : le jour du débat parlementaire sur la loi postale qui prévoit la privatisation des services financiers ;
- le 19 janvier à la Sncf : le jour du débat sur le budget 2005.

Les organisations syndicales, membres de Solidaires, sont partie prenante de ces mobilisations. Ces appels à la grève sont le signe que le mécontentement grandit dans la fonction publique et le secteur public : salaires, emploi, précarité, remise en cause des missions de service public, privatisations...

En refusant d’augmenter les salaires des fonctionnaires, le gouvernement donne l’exemple au patronat pour que celui-ci refuse les augmentations salariales dans les entreprises privées. La question du pouvoir d’achat est, à juste titre, une préoccupation importante de tous les salariés, du privé comme du public. Les profits augmentent mais le pouvoir d’achat des salariés et des retraités est à la traîne, tout comme les minima sociaux

La grève du 20 janvier doit obliger le gouvernement à revoir sa copie.

Gagner sur les salaires dans la Fonction publique, ce serait un encouragement pour des mobilisations sur les autres questions, pour recréer des rapports de forces contre toutes les attaques anti-sociales du Gouvernement et du patronat.