CREER DU COLLECTIF

Depuis de trop nombreuses années, les personnels de l’Education Nationale subissent des échecs à répétition :

- retraites en 2003 et 2010 avec l’allongement de la durée de cotisation.
- suppression massive et continue de postes depuis 2003 (plus de 50 000) entraînant entre autres une
multiplication des tâches affectées aux personnels.
- transfert des agents techniques (ATE, ex-ATOSS) aux collectivités territoriales qui entraînera, à terme, une
flexibilisation du travail.
- contre-réforme rétrograde des programmes dans les 1er
et 2nd
degrés.
- disparition du RASED (Réseau d’Aides Spécialisées aux Élèves en Difficulté).
- contre-réforme trompeuse et démagogique de l’éducation avec des moyens en baisse.
- loi sur « l’autonomie » des universités qui va entraîner la privatisation de celles-ci.

Les collègues sont désabusés et se sentent impuissants face à ce rouleau-compresseur.

Nos défaites sont certainement dues en partie à des compromissions de certains syndicats ainsi qu’à la surdité de nos dirigeants. Mais les victoires du pouvoir sont d’abord le fruit d’une politique bien construite induisant une perte de collectif parmi les personnels :

- développement de nouvelles méthodes de « management » :
- individualisation des relations hiérarchie-personnel.
- mise en concurrence des personnels entre eux.
- « favoritisme » envers certains personnels dits méritants au détriment des autres
- mise en concurrence entre les établissements avec la suppression de la carte scolaire.
- création de nouveaux échelons hiérarchiques :
- conseil pédagogique pour le 2nd
degré
- EPEP (Etablissement Public d’Enseignement Primaire) pour le 1er
degré
- instauration de niveaux hiérarchiques supplémentaires pour les ATE (ex-ATOSS)

Le programme CLAIR, voué à être généralisé dans le secondaire, accentue cette pression :

- prime au « fayottage » de 400 à 2400 euros annuels à la libre appréciation du chef d’établissement
- nouvelle fonction avec la nomination d’un nouveau p’tit chef : le « préfet des études », ce qui signifie la fin de
la liberté pédagogique.
- atteintes au statut de l’enseignant avec un recrutement effectué sur CV par les chefs d’établissements
- lettre de mission du chef d’établissement à l’enseignant
- poste bloqué pour 3 ans.

Face à ces attaques continues qui ont pour but de nous diviser, SUD éducation 78 appelle tous les personnels des
établissements scolaires à retisser du lien à la base pour créer du collectif en :

- prenant part aux Heures d’Information Syndicales.
- s’informant par notre presse syndicale.
- allant sur nos sites départemental ou fédéral (voir ci-dessus)
- participant aux AG inter-établissements (toujours ouvertes aux non-syndiqués) lors des journées de grève.
- se syndiquant.
- militant au sein d’un syndicat.

ILS VEULENT NOUS DIVISER, UNISSONS-NOUS !

ILS VEULENT CASSER LE SERVICE PUBLIC D’ÉDUCATION, MOBILISONS-NOUS !

ILS VEULENT NOUS IMPOSER LEURS CONTRE-REFORMES,
RÉSISTONS !

Créer du collectif