Communiqué fédéral

Après le 12 mars, construire un mouvement d’ensemble dans la durée !

Le 12 mars ne doit pas devenir une de ces trop nombreuses journées
d’action isolées qui ne mènent à rien ! Pour la Fédération Sud éducation,
la grève et les manifestations du 12 mars doivent sans attendre servir de
point d’appui pour la construction d’un mouvement durable dans toute
l’Education Nationale, de la maternelle à l’université.

Si la participation des personnels a été inévitablement inégale selon les
académies, les départements et les établissements, cette grève nationale
marque bel et bien une amplification significative de la mobilisation pour
le service public et laïque d’éducation, contre la politique éducative du
gouvernement (suppressions de postes et restrictions budgétaires, lycée
Chatel, contre-réforme libérale et autoritaire des établissements (EPLE),
casse de l’enseignement professionnel, masterisation, destruction des COP
et des CIO, des RASED et des SEGPA…). Dans plusieurs départements les
enseignant-e-s du 1er degré étaient en grève et restent mobilisé-e-s.
Pour la Fédération Sud éducation, il est maintenant de la responsabilité
des organisations syndicales de proposer dans l’unité des suites
nationales à cette lutte, sans attendre le 23 mars.
C’est la raison pour laquelle la Fédération Sud éducation ne s’est pas
associée au communiqué intersyndical faisant suite au 12 mars : les autres
organisations syndicales ne proposent pour le moment aucune perspective
nationale pour poursuivre le combat.

La Fédération Sud éducation renouvelle son soutien complet aux luttes et
aux grèves en cours. Elle réitère son appel à tous les personnels de la
maternelle à l’université à amplifier leur action ou à rejoindre le
mouvement qui se développe. Elle porte de nouveau, auprès des autres
organisations syndicales et des personnels :
l’appel à construire une mobilisation dans toute l’Éducation Nationale,
de la maternelle à l’université ;
la nécessité de mettre en débat dans les AG de personnels et dans les
intersyndicales la reconduction de la grève afin de construire un
mouvement suffisamment puissant pour faire reculer le gouvernement ;

Dans ce cadre, la Fédération Sud éducation soutient
les décisions de plusieurs départements et académies Ile de France,
Marseille, Toulouse…. de faire du 18 mars une nouvelle journée de
manifestation et de grève et appelle à les rejoindre.
la perspective d’une jonction interprofessionnelle le 23 mars pour
construire un rapport de force global et un mouvement d’ensemble.

La Fédération SUD éducation reste disponible pour participer à toute
initiative intersyndicale nationale qui s’inscrirait réellement dans la
construction et le développement de la grève pour gagner sur les
revendications des personnels.